Nous négocions pour vous
les meilleurs prix du marché.

Notre équipe d'experts renégocie gratuitement votre contrat d'énergie

Recevoir mon offre

Le charbon mis à l’écart

Le 11/01/2018 à 11:42

Lors de la COP23 une annonce majeure a été déclarée « Powering Past coal alliance » dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique, une vingtaine de pays se sont engagés à ne plus utiliser de charbon, énergie fossile la plus polluante, d’ici l’horizon 2030. Un rappel à l’ordre pour la communauté internationale qui soutient sa position contre les politiques pro-énergies fossiles comme celle menée par Donald Trump.

Un mix énergétique sans charbon
A la vieille de la clôture de la COP23 le Canada et le Royaume Uni ont lancé une coalition « pour faire du charbon une énergie du passé ». Cette initiative a eu un grand succès auprès de 23 pays qui ont donc décidé de la suivre, on retrouve notamment : la France, le Danemark, la Belgique, l’Italie, le Mexique, le Costa Rica, la Nouvelle-Zélande, le Portugal et les États américains de l’Oregon et de Washington.
Cet engagement est symbolique et a été annoncé quelques jours après la publication du 12ème rapport annuel des scientifiques du Global Carbon Project. Ce rapport stipule que les émissions mondiales de CO2 seraient reparties à la hausse (+2%) en 2017, après 3 années consécutives de baisse. L’heure des initiatives responsables prend donc toute son importance.
La Powering Past Coal Alliance se définie comme un rassemblement de gouvernements, d’entreprises et d’organisations qui ont pour objectif commun: l’accélération de la croissance propre et la protection du climat grâce à l’élimination rapide du charbon conventionnel. L’engagement des membres de cette coalition est donc simple : fermer progressivement toutes les centrales à charbon en activité sur leur territoire. Résultat attendu d’ici 2030 se passer définitivement de cette énergie fossile
Les parties prenantes laissent tout de même la possibilité aux énergéticiens d’exploiter des centrales à charbon dites propres c’est à dire « imposer un moratoire sur les nouvelles centrales au charbon conventionnelles sans capture et stockage du carbone ».

La France s’engage prudemment
D’ici 2021 le gouvernement français souhaite fermer ses quatre dernières centrales à charbon (en activité à Gardanne, en Moselle, à Cordemais et au Havre). La participation de la France à cette coalition ne fait donc aucun doute. En effet en 2021 notre mix énergétique devrait être composé sans l’énergie polluante qu’est le charbon.
« À l’initiative du Royaume-Uni et du Canada, nous avons rejoint une coalition en cohérence avec nos propres engagements, qui vise à nous débarrasser définitivement du charbon », a déclaré le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, rendant ainsi officielle l’adhésion de la France à la Powering Past Coal Alliance.
Emmanuel Macron a tout de même rappelé lors de son discours à la tribune de la COP23 l’importance de mettre en place une politique énergétique prudente et raisonnée. . Le Président français a en effet évoqué le fait « d’accélérer la montée en charge des énergies renouvelables et donc les mutations technologiques les accompagnant ». Tout en étant prudent : « que personne ne se trompe : prétendre que nous devrions accélérer la fermeture des centrales nucléaires sans avoir préalablement répondu à cela, c’est nous condamner dans les prochaines années à rouvrir des centrales à charbon ».

Les grands pollueurs s’abstiennent
Angela Merkel avait annoncé en 2011 la décision de fermer les centrales nucléaires allemandes, sans étude préalable ou constat énergétique de son pays. Sa décision avait entraîné par la suite la dépendance au charbon : un aller sans retour. En effet pour compenser l’arrêt de la production des réacteurs électronucléaires, le gouvernement allemand n’a pas eu d’autre choix que de relancer l’extraction du lignite pour alimenter leurs centrales à charbon. L’Allemagne est ainsi devenue en quelques années le 7ème plus gros pollueur de la planète.
Dans ce contexte, impossible pour la Chancelière Angela Merkel de s’engager dans l’initiative « Powering Past Coal Alliance ». C’est pourquoi Emmanuel Macron ne souhaite pas se précipiter et par conséquent ne pas faire la même erreur que sa voisine Angela Merkel.
« Les principes qui nous guident sont un accès universel à une énergie sûre et abordable, et des marchés ouverts et compétitifs promouvant l’efficacité et la sécurité énergétique. Nous souhaitons soutenir les énergies les plus propres, les plus efficientes, quelles qu’en soient les sources », a expliqué Judith Garber, secrétaire d’Etat adjointe envoyée à Bonn par Washington.
D’autres grands pollueurs ont décidé de ne pas prendre part dans ce mouvement comme : Chine, Russie ou encore États-Unis. De ce fait les parties investies ne représentent qu’une part minime dans la consommation mondiale de charbon.

N'attendez plus pour renégocier vos contrats
d'énergie et réduire vos factures !